<Putain qu'est-ce que j'en ai marre de te voir connecté, voir ton prénom s'afficher sur mon écran d'ordinateur, te retrouver dans mes contacts BOUYGE et ne faire que de croire qu'un jour tout s'arrangera, qu'on vivra heureux ensemble avec des disputes et des reconsilliations de fou, qu'on sera bien ensemble, oui ensemble. Que même sous la pluie tu me trouveras belle, même sans maquillage, même habillé en jogging degueulasse, qu'on ira loin ensemble genre sur une île avec personne d'autre que les dauphins, que j'aurai juste besoin de te tenir la main pour que le monde ait enfin un sens et pouvoir un jour tomber amoureuse de toi parce que les sentiments c'est mieux que la vie. Te faire plein de bisous dans le cou parce que ça te feras des frissons et que les frissons c'est "cool". Te serrer tres fort dans mes bras, te voir assis sur mon lit bien fait, me sourire avec cette petite tete de gosse de 6ans, le genre d'enfant à qui tu veux faire des calins. Et rire à tes blagues pourris juste parce que tu es si fier des ces blagues à la con. Et avoir juste besoin de te sentir près de moi tout le temps, avoir besoin d'entendre ta voix à 3h du matin, quand je dors, quand je suis en cours, quand il fait froid. Te dire que t'es l'homme de ma vie, que je veux jamais te quitter, qu'on est si bien ensemble, que ma vie a pris sens depuis que tu es présent, que j'ai limite envi de me marier avec toi parce qu'à 14 ans et demi on est conne et on se croit tout permis. On pense avoir trouver l'homme de sa vie alors qu'on n'est même pas sur de ses sentiments. Et puis t'avoir au téléphone tout le temps mon amour. Mais tu me laisses sur le trottoir d'en bas dans le froid, je te vois t'eloigner de ma vie, t'es loin à present, et tu ne reviens pas, et jamais tu ne reviendra. T'étais mon double jusqu'à présent, et pas deux minutes j'aurais pu croire que ma vie était autant centrer sur une si petite personne : toi. Tu vois, toi et moi on pourait vivre un truc de ouf, se dire qu'on s'aime et qu'on emmerde tout le monde, qu'on a besoin de personne d'autre que l'un et l'autre, engueuler les envieux et s'enlacer parce que c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Et puis je sais, ça sert à rien de dire tout ça, mais je me sens d'humeur ce soir, de raconter ma vie, de raconter la vie que je pourais mener avec quelqu'un de plus chez moi. Tu t'imagines, une seule personne peut boulverser le cours des choses. Ca serait bien, même trop. C'est du passé n'en parlons plus ? Dans mon vocabulaire ça n'existe pas.>